Patrimoine

Vue de la mairie
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Le parc de la Mairie

Texte de Mme Isabelle Brunier, historienne

Le parc, au charme agreste, de l’actuelle Mairie de Vandœuvres est le résultat composite d’une réunion, relativement récente, de parcelles qui ont suivi au cours des siècles des destins divers.

Le plus ancien plan cadastral représentant la région de Vandœuvres, datant de 1718, nous montre les parcelles qui constituent le parc de l’actuelle Mairie comme des terres arables et des vignes, libres de toute construction. La longue pièce de terre sur laquelle seront établies la maison et ses dépendances ne porte pas de nom, tandis que celles situées plus au sud, actuellement au-delà du ru, ont pour lieu-dit « Es Brolliettes ».

Entre 1761 et 1774, Ennemond Dominicé, maître-horloger et citoyen de Genève, fait construire, en terre branchée ou pisé, la maison de maître et une des deux dépendances en maçonnerie. Un jardin occupe le terrain proche de la maison, tandis qu’un vaste verger et une vigne se partagent le reste de l’espace. En 1775, la propriété est vendue à Marc de Roches, qui fera à cette date ajouter la devise latine du linteau de la porte et bâtira, avant 1784, une seconde dépendance, symétriquement, de l’autre côté de la cour pavée. Dans celle-ci, le cadastre de 1784 nous indique un puits rond dont la margelle est vraisemblablement conservée actuellement au bout du jardin potager. Les deux dépendances seront encore agrandies au début du XIXe siècle.

De ce premier domaine essentiellement agricole, et des parcelles voisines qui n’appartenaient pas au même propriétaire, subsistent, dans la partie nord-est du parc actuel, l’emplacement du potager dont certaines planches sont bordées de petits buis et plusieurs rangées d’arbres fruitiers (principalement pommiers et cerisiers) de l’ancien verger. La limite de celui-ci et du jardin d’agrément est marquée par un énorme tulipier, planté dans l’axe de la maison, peut-être au moment de la construction de celle-ci.

D’un aménagement paysager, sans doute un peu postérieur, doivent dater les deux tonnelles de charmilles situées le long du vieux mur, aux limites de la propriété, en bordure du chemin des Peutets. Ce cheminement est également ombragé par deux platanes et un tilleul.

Ce n’est qu’au tournant du XXe siècle, au moment d’une réunion de parcelles, que prend place l’intervention la plus visible et la plus imposante du parc. Une allée d’ifs taillés, alternant avec des boules de buis, est plantée parallèlement à la route de Vandœuvres. Elle donne accès par quelques marches à la terrasse basse qui entoure la maison, également ponctuée d’ifs. Un bassin, installé récemment, est venu compléter ce dispositif d’inspiration classique, dont on ignore, pour l’instant, le créateur.


Arbre remarquable : le tulipier du parc de la Mairie

Texte de Mme Catherine Kuffer, Maire jusqu'en 2020 (Coquille No 38)

La commune de Vandœuvres a de tout temps été fière de ses lignées de chênes, que ses autorités entretiennent avec soin. Pourtant, c’est un arbre d’une autre essence que l’Office cantonal de l’agriculture et de la nature (OCAN) a désigné, en 2015, comme faisant partie des arbres remarquables du canton.

Il s’agit du majestueux tulipier de Virginie, qui domine le parc de la Mairie depuis plus de 250 ans. Arbre isolé, il a été planté en 1761, peu avant la construction de la maison de campagne qui abrite aujourd’hui la mairie.

Recouvert de feuilles-fleurs d’un vert tirant sur l’orangé en été, jaune vif à l’automne, ramures sombres en hiver, il ravit les amoureux de la nature, les promeneurs et les jeunes mariés, qui aiment être pris en photo sous sa splendide frondaison.

Il joue souvent un rôle de jeune premier dans les spectacles théâtraux que la commune organise dans le parc, et a carrément tenu le haut de l’affiche, lorsque la pièce mise en scène par Philippe Lüscher, Julie ou la Nouvelle Eloïse, s’est déroulée à ses pieds et dans ses bras, à l’été 2012.

Alors qu’il commence à montrer son grand âge, malgré tous les soins et compliments reçus, c’est un honneur qu’il mérite.



Le Développement durable au détour du chemin

Par le biais de ce guide, vous pourrez découvrir des balades vous entraînant à travers Cologny et Vandœuvres, en des lieux culturels, sociaux, de loisirs, agricoles ou tout simplement paysagers, qui vous sensibiliseront au développement, mais surtout à sa durabilité.


Découverte du patrimoine vandœuvrien

Extrait de texte de M. de la Corbière, Directeur, Office du patrimoine et des sites (Coquille No 49)

L’enquête conduite en 2017, et achevée en 2019, distingue cent quatre vingt-sept bâtiments dignes d’intérêt, au sens patrimonial, dont pas moins de dix objets jugés «exceptionnels». Ces résultats placent Vandœuvres au rang des communes genevoises les mieux dotées en patrimoine architectural.

Évidemment, le bon état de conservation du tissu très ancien, déjà relevé en 1982-1993, explique cette richesse patrimoniale. Ainsi, à côté des bâtiments ruraux antérieurs à 1800, la commune compte, entre autres, une maison forte médiévale transformée vers 1784 (Peutets 4), une maison de maître édifiée vers 1718 (Peutets 11), un presbytère construit en 1729 (Vandœuvres 4), un grand domaine fondé au tournant du XVIIIe siècle (Vandœuvres 95 / Jaques-Rutty 4 et 4A), une fromagerie et une maison de tonnelier créées peu avant 1812 (Meinier 12 et Pressy 27).

Vandœuvres se distingue aussi par ses nombreuses maisons de maître construites à partir du milieu du XIXe siècle. Chaque édifice rivalise en qualités architecturales, artistiques et paysagères : Choulex 43 (1858), Princes 80 (avant 1867), Hauts-Crêts 120 (vers 1860), Pressy 14 (avant 1893), Vandœuvres 84 (1910), etc. Certaines disposent de dépendances rurales importantes (Choulex 39, Hauts-Crêts 122), voire également d’une chapelle privée (Princes 82), d’une orangerie (bât. 2522) ou de serres (Vert 2).

Enfin, les villas fondées à partir du début du XXe siècle marquent une nouvelle étape dans l’évolution du tissu architectural de la commune. On relève aussi bien des maisons d’inspiration Heimatstil (Pressy 10, 1905), langage alors en vogue depuis l’Exposition nationale de 1896, que des créations résolument contemporaines (Sapinière 9, 1968), toutes destinées à la classe moyenne.

Bien que le travail des enquêteurs ait été essentiellement tourné vers le bâti, la lecture des fiches de recensement met bien en évidence la très grande qualité paysagère du territoire de Vandœuvres. Celle-ci découle à la fois des activités agricoles primitivement dominantes dans la commune, et de la création de grands domaines et de maisons de maître, qui se sont dotés de parcs et de jardins de très grande qualité.

L’ensemble des données rassemblées par les recenseurs est désormais consultable sur internet.


Temple, église

Route de Vandœuvres 1

Bus 33, arrêt Vandœuvres-Village

De l’ancienne église Saint-Jacques, le temple a conservé un caractère gothique malgré de multiples remaniements. En 1684, le clocher est exhaussé. En 1730, la nef, le toit et le clocher sont reconstruits. La voûte est rétablie par B. Revillod et M. Turettini. Une campagne de fouilles archéologiques a précédé la dernière restauration.


Sébastien Castellion

Extrait de texte de M. Pierre Schlaepfer, ancien président de paroisse (Coquille no 37 et 38)

Après le Jubilé Sébastien Castellion 1515-2015, qui s’est tenu à Vandœuvres du 26 au 31 mai 2015, plus besoin de vous présenter l’illustre humaniste, traducteur, pédagogue, défenseur de la liberté de conscience, né à Saint-Martin-du-Fresne dans le pays de l’Ain, et qui vint pendant deux ans prêcher à Vandœuvres. Une plaquette, à télécharger ci-dessous, richement documentée, rédigée par Monsieur Vincent Schmid, pasteur spécialiste du sujet, a été offerte par les autorités communales et le buste se trouve à l’entrée du temple.


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